STAGES D’IMPROVISATION

Contenu

Le plus important dans l’improvisation est le lâcher-prise : le plaisir arrive à partir du moment où on se laisse aller. Ce n’est plus notre cerveau qui dirige les opérations mais quelque chose de beaucoup plus intuitif et ludique en nous. Une fois que cette liberté de jeu est atteinte, il s’agit d’être à l’écoute de l’espace et de ses partenaires, de rester tout le temps en disponibilité. L’improvisation est un formidable outil de connaissance de soi et de mise en confiance.

Objectifs

Après un training de détente physique et vocal, nous pratiquons des exercices variés liés à l’improvisation en faisant participer chacun individuellement puis en travaillant en groupe. Improvisation mimée, parlée. Bases d’improvisation : mot, situation, thème, canevas, musique, objet. Construction individuelle de personnages (travail à partir de costumes, objets, accessoires) puis rencontre dans des jeux improvisés.






















































































































Atelier sur mesure et Programmes 24 heures

A) ATELIER SUR MESURE

Conscient que chaque entreprise, chaque collectivité ou chaque école a une problématique de formation spécifique, nous adaptons le contenu et la durée des ateliers d’improvisation en fonction des besoins pressentis lors du premier rendez-vous.

B) 2 PROGRAMMES SPECIFIQUES

MODULE N°1 : LES 24 HEURES DE L’IMPRO

1er week-end : jeux improvisés

Jeux solo et à plusieurs. Travail sur mot/mime, mot/geste, thèmes & canevas, situations de la vie quotidienne. Apprendre à « lâcher-prise ». Ce travail peut se faire sur un week-end entier (10h-18h). Ne jamais oublier que ces jeux se font dans le « plaisir » et non dans la souffrance, même si l’on passe parfois par des étapes difficiles. Trouver ou retrouver le goût du jeu est primordial.

Impro solo

- Un mot / un geste : le meneur de jeu propose au participant un mot qu’il doit intégrer tout de suite en un geste, ce geste donnant lieu à une impro « mimée ».
- Un mot / une histoire : même principe, sauf que le mot donné donne lieu ici à une impro parlée utilisant ce mot dès les premières phrases.

Impro du banc

Muette puis parlée : 1 participant s’assoie sur un banc, débutant une action. Sur le signe du meneur ou spontanément, un 2nd participant rejoint le 1er avec une proposition, entrant en interaction avec lui.

Impro avec accessoire ou élément de costume

Début de la construction d’un personnage.

Impro « psycho-postures »

- 5 postures physiques principales sont données : battu, ventre, paon, force, koka (love). Une seule syllabe est possible : « TA ». Essai de ce « son » dans les différentes postures. Quand les postures sont bien intégrées dans le corps, possibilité de faire des impros à deux avec une posture bien définie pour chaque acteur. A un moment donné, le meneur dit « parole » et à ce moment-là, la parole des acteurs peut se libérer. Le meneur peut aussi demander de changer de posture en cours d’impro : ce changement doit être immédiat.

Impro interview

Le meneur pose des questions type interview à un participant qui doit inventer « sur le vif » toute la vie de son personnage.

La rencontre

L’histoire se construit à 2, au fil de l’impro.
La qualité du départ de cette impro définit tout le reste du dialogue, d’abord physique (les 2 acteurs se retournent au signal du meneur et leurs regards se croisent – puis quand les corps se sentent prêts, ils s’approcheront (ou non) l’un de l’autre. Les mots viennent quand la distance physique entre les 2 acteurs le permettent.

Impro des petits papiers

Cette impro peut se faire dans le cadre d’un débat télévisé où chaque participant a un personnage bien défini – le débat est mené par un/une journaliste.

Impro avec canevas

Le meneur donne à plusieurs groupes de 3 à 4 personnes un canevas de situation sur lequel chaque groupe a 15 min de préparation pour ensuite présenter son « histoire » avec début / milieu / fin aux autres participants.

2nd week-end : autour du texte

Cette séance de 2 jours peut se poursuivre autour d’une écriture commune (thème à définir suivant l’énergie et l’imaginaire développés lors du 1er week-end). On peut imaginer un second week-end de travail où la base de travail serait liée à ces écritures. On peut également décider de travailler sur un texte commun. Proposition : Ghelderode (les Bouffons).

MODULE N°2 : LES 24 HEURES DE LA PAROLE

1er week-end : La prise de parole en public

Apprendre à « sortir » sa voix. Travail sur les différents résonateurs que nous avons dans le corps. Maîtrise du souffle, concentration sur le « hara », centre des énergies se trouvant sous le nombril. Ne plus avoir peur, maîtriser ses émotions. Cette maîtrise passe par celle du souffle, de la respiration. Retrouver une confiance en soi sans pour autant avoir la volonté d’écraser les autres. Trouver sa juste place dans le groupe.

Bien respirer

Décontraction corps/mental au sol. Se concentrer sur le ventre, prendre conscience de la respiration abdominale. Trouver une respiration calme, douce.
Une fois cette respiration trouvée, le meneur peut proposer d’intégrer la couleur bleue pacificatrice dans ce travail au sol. Le meneur peut également proposer un « voyage imaginaire » : par le son de sa voix, il donne les détails du voyage (cf sophrologie).

Echauffement

De cette position allongée, on se relève le plus doucement possible jusqu’à la position verticale. Sous les indications du meneur, en cercle, chaque participant va pratiquer
« un auto-massage » qui réveillera toutes les parties du corps.

Résonateurs

Toujours debout, le meneur propose de travailler sur plusieurs résonateurs et plusieurs hauteurs de voix (du plus aigu au plus grave, en passant par le médium). On utilisera pour cela les voyelles A, É, I, O, U en essayant d’imaginer la forme de la lettre à l’intérieur de soi. Evoquer la notion du diaphragme, muscle/voile du passage des émotions (le but de tous ces exercices est de masser le diaphragme afin de laisser les émotions s’exprimer librement) :

• A : medium / poitrine
• É : aigu / tête
• I : sur-aigu / sommet du crâne
• 0 : grave / ventre
• U : très grave / bassin

Le rire

On continue, en passant l’un après l’autre, en s’essayant au rire. Comment le corps agit/réagit ou doit se positionner pour permettre au rire de se libérer.
2nd exercice proposé : assis sur des chaises, sous les indications du meneur, 3 à 4 acteurs se passent un sourire qui, au fur et à mesure, va se transformer en rire puis en fou-rire.

Articulation

Travail de l’articulation grâce à des phrases précises du genre : « Ciel, si ceci se sait, ses soins sont sans succès. » qui passent par toutes les consonnes et difficultés de diction de la langue française. Une fois, ces mots « mâchés », le meneur propose de poser une émotion précise sur chaque phrase articulée.
Travail de l’articulation par le biais de textes de la vie quotidienne (journal, etc.). On passera par toutes les phases possibles de l’approche d’un même texte :

- travail sur les différents niveaux sonores
- travail sur les vitesses d’élocution
- travail sur les différentes couleurs émotionnelles

Lire en public

On terminera ce week-end par la lecture en public de textes choisis dans la station debout.

2nd week-end : à la découverte de ses émotions (parcours poétique)

Cette séance de 2 jours peut se poursuivre autour d’une écriture commune (thème à définir suivant l’énergie et l’imaginaire dégagée de ce week-end). On peut imaginer un second week-end de travail où la base de travail serait liée à ces écritures. On peut également décider de travailler sur des textes communs issus du répertoire de la poésie française. La poésie possède une force émotionnelle unique. Se servir de cette force pour laisser libre cours à ses émotions.

Auteurs possibles : René Char, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Blaise Cendrars, Guillaume Apollinaire, Stéphane Mallarmé, Victor Hugo, Boris Vian.